Les prix s'affolent dans l'alimentation !
Par guide supermarche, mardi 26 février 2008 à 11:30 :: Actualités :: #11 :: rss
Confrontés à la hausse de l'alimentation, les mousquetaires du gouvernement montent en ligne contre la vie chère. Un coup d'épée dans l'eau ?
C'est l'enquête de l'Institut national de la consommation (60 millions de consommateurs) qui a allumé la mèche. Il y a quelques jours déjà, le cabinet Nielsen Panel faisait état d'une augmentation globale des prix de 2,39 % en janvier. Pour le quatrième mois consécutif. Avec des pics à + 10 % pour les pâtes, le lait et les oeufs.
Certes, l'envolée du prix des denrées alimentaires est un phénomène mondial (demande chinoise, développement des biocarburants, spéculation sur les matières premières). Mais cette fois, fabricants et distributeurs sont clairement accusés de profiter de l'aubaine pour faire leur beurre (1).
Une polémique qui tombe mal pour le gouvernement
Réactif, François Fillon a aussitôt convoqué les ministres de l'Économie, de l'Agriculture et de la Consommation pour prendre des « mesures » immédiates. Le Conseil de la concurrence devrait également être saisi « sans délai », à la demande de l'UMP.
Relayant le patron de la FNSEA, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, a tenu pour sa part à dédouaner les agriculteurs : « Ne cherchez pas la responsabilité chez des gens qui bossent et sont souvent mal payés ».
Pour le gouvernement, cette nouvelle polémique sur le pouvoir d'achat tombe mal, à quinze jours des municipales. Et puis il y a le médiatique Michel-Édouard Leclerc qui pour se démarquer de son concurrent de la FCD Jérôme Bédier souffle sur les braises, parle d'une poursuite de l'augmentation, de 4 %, chaque mois, au cours du premier trimestre ...
Bref, il était urgent de jouer les pompiers. Sans attendre l'application, dès mars, de la « loi Chatel » qui doit théoriquement permettre aux consommateurs de récupérer une partie des avantages obtenus des fabricants par la grande distribution, les fameuses « marges arrière ».
Opérations « coup de poing »
François Fillon s'est donc mis à la baguette : « Il y a manifestement des abus de la part des industries et des distributeurs qui profitent des hausses des matières premières agricoles pour accroître leurs marges ! ».
Et d'annoncer des actes : une opération « coup de poing » sera conduite, dès aujourd'hui, par les services du ministère de l'Économie, avec pour objectif de « voir où sont les abus » qui ont conduit à cette explosion de certains prix. D'autre part, « dix produits phares » seront analysés « d'ici à la fin de la semaine ». Enfin, le Premier ministre a demandé la publication, dès le 10 mars, des « premiers résultats de l'Observatoire des prix et des marges », créé en novembre 2007.
Une mobilisation générale; et un peu tardive du gouvernement qui intervient au moment où la grande distribution, justement, négocie ses « contrats de référencement » annuels avec ses fournisseurs : qui achètera quoi à qui, au meilleur prix. Or, rien n'empêche légalement un distributeur d'accepter une hausse de 1 % sur le prix du lait et d'en répercuter 3 % sur l'étiquette. Et comme les prix sont libres ...
(1) Prix relevés par « 60 millions » sur les sites Internet ooshop.com (Carrefour), auchan-direct.fr, expressdrive.fr (E. Leclerc de Roques-sur-Garonne), driveu.fr (Hyper U des Herbiers), expressmarche.com (Intermarché d'Angers).
Source: ouest-france.fr
C'est l'enquête de l'Institut national de la consommation (60 millions de consommateurs) qui a allumé la mèche. Il y a quelques jours déjà, le cabinet Nielsen Panel faisait état d'une augmentation globale des prix de 2,39 % en janvier. Pour le quatrième mois consécutif. Avec des pics à + 10 % pour les pâtes, le lait et les oeufs.
Certes, l'envolée du prix des denrées alimentaires est un phénomène mondial (demande chinoise, développement des biocarburants, spéculation sur les matières premières). Mais cette fois, fabricants et distributeurs sont clairement accusés de profiter de l'aubaine pour faire leur beurre (1).
Une polémique qui tombe mal pour le gouvernement
Réactif, François Fillon a aussitôt convoqué les ministres de l'Économie, de l'Agriculture et de la Consommation pour prendre des « mesures » immédiates. Le Conseil de la concurrence devrait également être saisi « sans délai », à la demande de l'UMP.
Relayant le patron de la FNSEA, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, a tenu pour sa part à dédouaner les agriculteurs : « Ne cherchez pas la responsabilité chez des gens qui bossent et sont souvent mal payés ».
Pour le gouvernement, cette nouvelle polémique sur le pouvoir d'achat tombe mal, à quinze jours des municipales. Et puis il y a le médiatique Michel-Édouard Leclerc qui pour se démarquer de son concurrent de la FCD Jérôme Bédier souffle sur les braises, parle d'une poursuite de l'augmentation, de 4 %, chaque mois, au cours du premier trimestre ...
Bref, il était urgent de jouer les pompiers. Sans attendre l'application, dès mars, de la « loi Chatel » qui doit théoriquement permettre aux consommateurs de récupérer une partie des avantages obtenus des fabricants par la grande distribution, les fameuses « marges arrière ».
Opérations « coup de poing »
François Fillon s'est donc mis à la baguette : « Il y a manifestement des abus de la part des industries et des distributeurs qui profitent des hausses des matières premières agricoles pour accroître leurs marges ! ».
Et d'annoncer des actes : une opération « coup de poing » sera conduite, dès aujourd'hui, par les services du ministère de l'Économie, avec pour objectif de « voir où sont les abus » qui ont conduit à cette explosion de certains prix. D'autre part, « dix produits phares » seront analysés « d'ici à la fin de la semaine ». Enfin, le Premier ministre a demandé la publication, dès le 10 mars, des « premiers résultats de l'Observatoire des prix et des marges », créé en novembre 2007.
Une mobilisation générale; et un peu tardive du gouvernement qui intervient au moment où la grande distribution, justement, négocie ses « contrats de référencement » annuels avec ses fournisseurs : qui achètera quoi à qui, au meilleur prix. Or, rien n'empêche légalement un distributeur d'accepter une hausse de 1 % sur le prix du lait et d'en répercuter 3 % sur l'étiquette. Et comme les prix sont libres ...
(1) Prix relevés par « 60 millions » sur les sites Internet ooshop.com (Carrefour), auchan-direct.fr, expressdrive.fr (E. Leclerc de Roques-sur-Garonne), driveu.fr (Hyper U des Herbiers), expressmarche.com (Intermarché d'Angers).
Source: ouest-france.fr
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